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Propagande et terrorisme arméniens, depuis 1972 - partie 2/3

La propagande et le terrorisme s’alimentèrent mutuellement


Ecrit par Maxime Gauin, 2013-04-16 11:01:00


Turquie News vous présente la deuxième partie de la version française du texte de la conférence prononcée par Maxime Gauin à la London School of Economics and Political Science, le 15 mars dernier. L’évènement était organisé par la Fédération des associations turques du Royaume-Uni. Les autres intervenants étaient Andrew Mango (ancien chef du service turc de la BBC, membre du comité de rédaction de la revue londonienne Middle Eastern Studies), président de séance, Tadeusz Swietochowski (professeur à l’université Monmouth, aux États-Unis) et Patrick Walsh (docteur en histoire).


Sommaire :


Cliquer ici pour lire la première partie de la conférence : Le terrorisme arménien : l’émergence d’une violence politique


Propagande et terrorisme arméniens, depuis 1972 - partie 2/3

(...)

II) La propagande et le terrorisme s’alimentèrent mutuellement

  • A) Une stratégie cohérente de communication, ses succès et ses échecs

Les lieus des attentats étaient généralement choisis avec soin, pour produire l’effet maximal dans les médias internationaux : Paris (1975, 1979, 1981, et 1983), Vienna (1975, 1984), Rome (1977, 1980), New York (1980), et Bruxelles (1983) sont des nœuds de communications.

Toutefois, les procès eux-mêmes étaient pleinement intégrés dans la stratégie de communication. Gourgen Yanikian, inspiré par S. Tehlirian (le plus célèbre terroriste du réseau Némésis, évoqué plus haut), voulait faire de son procès « le procès de 1915 ». Il échoua complètement, puisque le procureur, d’accord avec le président du tribunal, refusa de discuter des évènements de la Première Guerre mondiale, pour se centrer l’affaire : un double assassinat motivé par le racisme [1]. La cour d’appel confirma cette décision en 1974. Cela n’empêcha pas la plupart des terroristes arméniens, leurs avocats et leurs partisans d’utiliser l’accusation de « génocide » dans les années 1980. Par contre, l’échec de Yanikian donna un faux sentiment de sécurité aux Turcs, et c’est probablement pour cette raison qu’aucun contre-argument ne fut produit lors du procès de Mardiros Jamgothchian à Genève (1981) puis lors de celui de Max Hrair Kilndjian à Aix-en-Provence (1982). Le premier de ces procès fut échec partiel pour la partie turque, puisque l’assassin Jamgotchian fut condamné à quinze ans de prison, en dépit des efforts du procureur. Le second fut un échec complet puisque, condamné pour complicité dans une tentative d’assassinat (et non pour tentative d’assassinat), Max Hrair Kilndjian n’écopa que de deux ans prison, et fut relâché peu après, ayant passé deux années en détention préventive [2]. La FRA parla du procès Kilndjian comme du « procès de la Turquie ». La stratégie turque commença de changer lors du procès de Paris, en janvier-février 1984. Türkkaya Ataöv, professeur à Ankara Üniversitesi, fut envoyé pour argumenter contre l’accusation de « génocide arménien », et Dikran Kevorkian pour réfuter les accusations de « persécutions » ou de « discrimination » contre les Turcs arméniens. Toutefois, ce fut trop peu, trop tard. Le verdict comme la couverture médiatique du procès furent extrêmement décevants pour les Turcs, et plus généralement pour toutes les personnes inquiètes du phénomène terroriste [3]. L’arrogance des nationalistes arméniens culmina. France-Arménie écrivit même que sept ans, c’était trop ; seul l’acquittement eût été acceptable (n° 21, février 1984, p. 1).

À l’époque des succès de la propagande arménienne (1981-1984), la stratégie était toujours la même, et les acteurs aussi. Les mêmes témoins, historiens autoproclamés, déposèrent à Genève, Aix-en-Provence et Paris : Jean-Marie Carzou (Zouloumian), Gérard Chaliand et Yves Ternon. Aucun n’était historien. Le premier était diplômé en littérature, le second en sociologie et le troisième en médecine. Aucun n’a fait de recherches dans quelque fonds d’archives que ce soit (ottomanes, françaises, britanniques ou autres). Aucun n’avait jamais été pris au sérieux par une revue d’étude turque ou de droit international. Et pourtant, leurs livres eurent un rôle crucial dans la dissémination de la qualification de « génocide arménien » dans le monde francophone, et furent hautement appréciés par les nationalistes arméniens. Certaines publications de Gérard Chaliand et Yves Ternon furent traduites en anglais et largement diffusées par les organisations nationalistes arméniennes. La réputation de ces auteurs augmenta suite à leurs témoignages devant des cours d’assises, et les procès furent une occasion pour eux de se faire de la publicité. Quand on parle absolument seul, ou dans un contexte où la parole du contradicteur est littéralement noyée dans un flot de propagande, vous pouvez soutenir à peu près n’importe quoi.
Les choses changèrent durant l’année 1984, suite à un accord entre le président François Mitterrand, l’ambassadeur turc à Paris, Adnan Bulak, et le cabinet Gide-Loyrette-Nouel. Robert Mantran, professeur de turcologie à l’université d’Aix-Marseille, fut l’intermédiaire des négociations. La stratégie turque changea, et les conseils de la partie civile argumentèrent désormais autant que nécessaire sur l’histoire. Jean Loyrette divisa ainsi le travail : ses associés Christian de Thézillat et Gilles de Poix s’occupaient essentiellement de démontrer la culpabilité des prévenus ; lui-même argumentait sur le danger du terrorisme arménien et contre la qualification de « génocide », ce qui était probablement plus facile pour lui que pour n’importe quel autre avocat parisien, puisqu’il est docteur en histoire contemporaine à l’université d’Oxford [4]. Pour renforcer son argumentation durant le procès de l’attentat d’Orly, Türkkaya Ataöv, Mümtaz Soysal, Sina Akşin et Hasan Köni témoignèrent ; Avedis Simon Hacınlıyan, maître de conférences à l’université du Bosphore, témoigna aussi, sur la situation réelle des Turcs arméniens.

Deux légendes tenaces courent sur le procès de l’attentat d’Orly : d’abord, les terroristes n’auraient reçu des sentences plus lourdes qu’au procès de janvier-février 1984 (perpétuité pour Waroujan Garbidjian, quinze ans pour Soner Nayir, dix ans pour Ohannès Semerci) que parce qu’ils avaient tué des non-turcs ; ensuite, ils n’auraient reçu aucun soutien dans la communauté arménienne de France. Les deux légendes sont aussi fausses l’une que l’autre :

• - D’autres terroristes arméniens furent jugés juste avant et juste après le procès de l’attentat d’Orly, et furent condamnés à des peines qui rendirent leurs amis furieux. En particulier, Avétis Catanessian fut condamné à quatre ans de prison ferme, en décembre 1984, pour détention illégale d’explosifs et d’armes à feu. Par comparaison, en mars 1983, un autre terroriste de l’ASALA s’en tira avec à peine trois ans pour un véritable attentat [5].

• - Le CSPPA accepta totalement de défendre les prévenus, ce qui signifiait une nouvelle collecte pour payer leurs frais d’avocats. C’est seulement un ordre d’Hagop Hagopian, chef de l’ASALA, qui conduisit à un changement dans la défense des terroristes, et à la création d’un nouveau comité de soutien. Et encore, ce changement ne fut pas total : l’un des trois accepta l’aide du CSPPA, et Reffi Pechdimaldjian, qui était l’un des défenseurs des prévenus à Paris, en janvier-février 1984, a aussi défendu ceux du procès de l’attentat d’Orly, devant la cour d’assises de Créteil [6].

Si le traditionnel trio de témoins (Carzou-Chaliand-Ternon) n’a pas déposé au procès, c’est peut-être moins à cause de l’énormité du crime que par peur des questions que leur aurait posées Jean Loyrette. C’est particulièrement le cas pour M. Carzou. En effet, dans la dernière édition de son livre (Arménie 1915, un génocide exemplaire, Paris, Calmann-Lévy, 2006), il explique qu’il était moins choqué par l’attentat lui-même que par le manque supposé de soutien de la part de la communauté arménienne pour les trois terroristes.

  • B) Les « documents Andonian » et les « Dix commandements »

Les « documents » publiés par Aram Andonian en 1920-1921 furent largement utilisés par la propagande nationaliste arménienne en général, et par la propagande pour les terroristes en particulier, notamment lors des procès d’Aix-en-Provence en 1982 et de Paris en 1984. Après la publication d’une réfutation détaillée, l’usage de ces « documents », sans disparaître, déclina, en dépit de la défense désespérée de Vahakn N. Dadrian [7] ; mais ils ont été davantage été utilisés, de nouveau, ces dix dernières années (par Peter Balakian, Robert Fisk, Taner Akçam et quelques autres). En bref :

• - Sauf deux d’entre eux, aucun des « documents » n’est écrit sur du papier à en-tête du ministère ottoman de l’Intérieur. Trois d’entre eux sont même rédigés sur du papier ligné de l’école française d’Alep. La réponse de Vahakn N. Dadrian est un prétendu manque de papier officiel. Cette assertion ne repose sur aucun document, mais sur la surinterprétation d’un seul témoignage, qui ne mentionne d’ailleurs pas le papier d’une quelconque école.

• - Le code de chiffrement des « documents » n’est jamais celui utilisé par l’administration ottomane, et, dans certains cas, le code est presque impossible à déchiffrer, mêlant des groupes de deux et des groupes de trois. Vahakn N. Dadrian ne trouve rien à répliquer sur ce problème pratique et cite de façon malhonnête une remarque de l’historien Philip H. Stoddard à propos des archives ottomanes.

• - Les « documents » contiennent de nombreuses aberrations chronologiques, et ceux qui en tiennent toujours pour leur authenticité ne répondent rien à la plupart des problèmes. Par exemple, Bahaeddine Şakir est supposé avoir écrit une lettre depuis İstanbul le 3 mars 1915 ; en réalité, il se trouvait à Erzurum, et ne rentra que le 13 mars 1915 à İstanbul.

• - Le signe de besmelle (formule sacramentelle), normalement présent sur les documents ottomans, et tout simplement absent de la plupart de ceux publiés par Andonian. Sur les quelques-uns qui le comportent, ce signe est tracé de façon très différente de ce qui s’observe sur les documents originaux, authentiques.

• - Le ministre de l’Intérieur, Talat, avait des habitudes très précises en ce qui concerne sa signature au bas de documents officiels. Quand il envoyait des ordres à ses subordonnés, il signait « Le ministre » ou « Le ministre, Talat », mais jamais « Le ministre de l’Intérieur Talat ». Or, tous les « télégrammes » attribués à Talat par Andonian sont prétendument envoyés à ses subordonnés, et pourtant signés « Le ministre de l’Intérieur Talat ». Inversement, Abdülhalik signait « Le préfet d’Alep ». Andonian lui attribue comme signature « Le préfet » tout court.

• - Plusieurs documents contiennent des erreurs grammaticales et stylistiques, en elles-mêmes plus que douteuses.

• - Les « documents » n’ont pas été pris au sérieux par les Britanniques enquêtant sur 144 dignitaires ottomans internés à Malte, de 1919 à 1921.

• - Aram Andonian a menti sur la façon dont il a obtenu les « documents », et l’a reconnu dans une lettre de 1937.

• - Le contenu des « télégrammes » est en flagrante contradiction avec la réalité historique. Par exemple, Talat supposé avoir envoyé un ordre d’extermination à la préfecture d’Alep. Or, la communauté arménienne de cette ville n’a même pas été déplacée pendant la Première Guerre mondiale. De même, un des faux documents dit qu’un orphelinat est inutile, les enfants arméniens devant être exterminés aussi. En fait, le gouvernement ottoman a financé la construction de plusieurs orphelinats, et autorité des sujets allemands à garder d’autres enfants arméniens dans leurs propres orphelinats [8].

Les « Dix commandements », la décision qui aurait prise suite à une prétendue rencontre de dirigeants ottomans à İstanbul, sont un autre exemple de faux. Sur la forme, le texte n’est ni daté ni signé. Il n’y a pas l’ombre d’une preuve matérielle établissant que ce texte viendrait du gouvernement ottoman. Le « document », lui non plus, n’a pas été pris au sérieux par les Britanniques à Malte [9]. Un énorme problème chronologique se pose aussi : le texte est supposé avoir été rédigé entre décembre 1914 et février 1915, et B. Şakir est supposé avoir compté parmi les participants. Or, comme il a été dit plus haut, Şakir n’était pas à İstanbul mais à Erzurum à cette époque ; il ne pouvait donc participer à aucune réunion dans la capitale ottomane.

  • C) Les livres d’Henry Morgenthau et Mevlanzade Rifat

En 1918-1919, Henry Morgenthau, ambassadeur des États-Unis à İstanbul de 1913 à 1917, publia ce qu’il présenta comme ses Mémoires d’ambassade. Le livre signé par Morgenthau est abondamment cité par Gourgen Yanikian dans son manifeste, et il a été (est) utilisé largement par les propagandistes arméniens. En fait, ce livre n’a jamais été pris au sérieux par la plupart des spécialistes, et c’est un faux grossier. Dès la fin de 1918, le journaliste américain George Abel Schreiner écrivait une lettre à Morgenthau, pour protester contre ses accusations fallacieuses portées contre Talat et Enver. Dans un de ses propres livres, Schreiner qualifiait de « remarquablement peu fiable » le livre de Morgenthau et de quelques autres ambassadeurs ayant servi dans cette région : « ils sont faits, au mieux de rumeurs d’escaliers de services reprises par le maître de maison [10]. » En 1925, l’historien Sidney Bradshaw Fay procéda à une comparaison systématique entre les documents publiés et le chapitre VI du livre de Morgenthau, démontrant que ce chapitre n’était qu’un tissu de mensonges [11].
Morgenthau, décédé en 1946 seulement, n’a jamais répondu à ces critiques, pas plus qu’aux autres, notamment celles de Clinton Hartley Grattan, qui s’appuyait lui aussi sur les archives publiées [12].

Par conséquent, quand les « Mémoires » de Morgenthau commencèrent d’être utilisés pour défendre la qualification de « génocide arménien », ils étaient déjà discrédités. Heath W. Lowry a trouvé de nombreuses autres contradictions entre le livre signé par Morgenthau et ses archives [13]. Ara Sarafian a numérisé l’ensemble du journal tenu par Morgenthau durant son ambassade, ce qui permet de vérifier que la liste de M. Lowry n’est nullement exhaustive [14].
Encore plus grossier, si c’est possible, est le livre de Mevlanzade Rifat, La Révolution turque vue de l’intérieur, paru en turc ottoman à Alep, en 1929, traduit en arménien en 1938, puis, partiellement, en anglais à Beyrouth, en 1965. Rifat s’y présente comme un ancien dirigeant du CUP, et donne un prétendu compte-rendu d’une réunion de février 1915 sur « l’extermination » des Arméniens. En fait, comme l’historien canadien Gwynne Dyer l’a démontré depuis une quarantaine d’années, Rifat n’a jamais été un dirigeant du CUP ; apparemment, il n’en a pas été membre non plus. Bien au contraire, dès 1908, il créa et dirigea un parti farouchement opposé aux Jeunes-Turcs, fut condamné à l’exil en 1909, et ne rentra dans l’Empire ottoman qu’en 1918. Il n’était donc même pas présent à İstanbul en 1915. Quand il publia son livre mensonger en 1929, il était devenu l’un des dirigeants d’Hoybun, parti nationaliste kurde si proche de la Fédération révolutionnaire arménienne qu’un dirigeant de la FRA, Vahan Papazian, était en même temps un dirigeant d’Hoybun, et en pratique, le principal responsable de son financement [15]. Le lieutenant-colonel Mougin, chef de la liaison française près le gouvernement ottoman, décrivait ainsi Rifat, en 1920 : « [il] sait à peine lire, il ne rédige pas. […] Il se vend à tout le monde. Il n’a aucune personnalité. C’est un ignorant [16]. »

Pourtant, le livre de Rifat continue d’être utilisé dans plusieurs publications arméniennes et kurdes, dont au moins une contribution de Vahakn N. Dadrian à un ouvrage collectif [17].

(...) A SUIVRE


[1Michael Bobelian, Children of Armenia…, pp. 149-156.

[2Comité de soutien à Max Kilndjian, Les Arméniens en cour d’assises. Terroristes ou résistants ?, Marseille : Parenthèses, 1983.

[3Terrorisme arménien et procès de Paris. Vues et évaluations de l’université d’Ankara, 1984, http://www.turquie-news.com/IMG/pdf/TERORISME_ARMENIAN_ET_PROCES_DE_PARIS.pdf

[4Maxime Gauin, « Remembering the Orly Attack », Review of International Law and Politics, VII-27, septembre 2011, pp. 113-139.

[5« Procès des boucs émissaires de la répression anti-arménienne à Créteil », Hay Baykar, 12 January 1985, pp. 4-5.

[6« Nouveau ‟comité” : Hagopian avance ses pions », Hay Baykar, 15 décembre 1984, p. 7 ; « La position du MNA face au procès d’Orly », Hay Baykar, 3 février 1985, p. 9.

[7Vahakn N. Dadrian, « The Naim-Andonian Documents on the World War I Destruction of Ottoman Armenians : The Anatomy of a Genocide », International Journal of Middle East Studies, XVIII-3, août 1986, pp. 311-360.

[8Maxime Gauin, “Aram Andonian’s ‘Memoirs of Naim Bey’ and the Contemporary Attempts to Defend their Authenticity’,” Review of Armenian Studies, n° 23, 2011, pp. 233-292 ; Şinasi Orel et Sürreya Yuca, Les «  Télégrammes » de Talât Pacha : fait historique ou fiction  ?, Paris, Triangle, 1986.

[9Gwynne Dyer, “Correspondence,” Middle Eastern Studies, IX-3, 1973, pp. 377-379 ; Stanford Jay Shaw, From Empire to Republic : The Turkish War of National Liberation, 1918-1923. A Documentary Study, Ankara, TTK, 2000, tome I, pp. 315-317.

[10George Abel Schreiner, The Craft Sinister, New York, G. Albert Geyer, 1920, p. XXII. See also pp. XIX-XXI and 126.

[12Clinton Hartley Grattan, Why We Fought, New York : The Vanguard Press, 1929, pp. 250-251. Horace Cornelius Peterson, Propaganda for War. The Campaign against American Neutrality, 1914-1917, Norman, University of Oklahoma Press, 1939, p. 243, se réfère à Grattan en l’approuvant.

[13Heath W. Lowry, Les Dessous des Mémoires de l’ambassadeur Morgenthau, İstanbul, Les éditions Isis, 1991, http://www.tetedeturc.com/home/spip.php?rubrique25

[14Şükrü Server Aya, Preposterous Paradoxes of Ambassador Morgenthau, Belfast, Athol Books, 2013.

[15Gwynne Dyer, “Correspondence…”, pp. 379-382.

[16Annexe au rapport du lieutenant-colonel Mougin, chef de la liaison française près le gouvernement ottoman, sur l’occupation militaire de Constantinople par les anglais, 1er avril 1920 (voir aussi le rapport lui-même, p. 7), SHD, 7 N 3210, dossier 2, sous-dossier 2.

[17Kamal Mahdar Ahmad, Kurdistan During the First World War, Londres, Saqi Books, 1994, p. 165 ; Nora Arissian, “Comparative Aspects of the Armenian and Jewish Cases”, dans Richard G. Hovannisian (dir.), The Armenian Genocide : Cultural and Ethical Legacies, New Brunswick-London : Transaction Publishers, 2007, pp. 298-299 ; Vahakn N. Dadrian, “The Convergent Roles of the State and Governmental Party”, dans Levon Chorbajian and George Shirinian (dir.), Studies in Comparative Genocide, New York : St Martin’s Press, 1999, p. 100 ; Stanley E. Kerr, The Lions of Marash : My Personal Experience With American Near East Relief, Albany (NY) : State University of New York Press, 1973, pp. 8, 14 and 25 ; Florence Mazian, Why Genocide ? The Armenian and Jewish Experiences in Perspective, Ames : Iowa State University Press, 1990, p. 61.

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