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Propagande et terrorisme arméniens, depuis 1972 - partie 1/3

Le terrorisme arménien : l’émergence d’une violence politique

Ecrit par Maxime Gauin, 2013-04-15 11:48:06


Turquie News vous présente la première des trois parties de la version française du texte de la conférence prononcée par Maxime Gauin à la London School of Economics and Political Science, le 15 mars dernier. L’évènement était organisé par la Fédération des associations turques du Royaume-Uni. Les autres intervenants étaient Andrew Mango (ancien chef du service turc de la BBC, membre du comité de rédaction de la revue londonienne Middle Eastern Studies), président de séance, Tadeusz Swietochowski (professeur à l’université Monmouth, aux États-Unis) et Patrick Walsh (docteur en histoire).


Sommaire :


Des centaines d’attentats ont été perpétrés par des terroristes arméniens durant les années 1970 et 1980, et quelques-unes encore dans les années 1990, la dernière ayant eu lieu à Bruxelles, le 23 juin 1997 [1]. La majorité de ces attentats eurent lieu dans des pays occidentaux, démocratiques, et l’attentat d’Orly fut le plus sanglant commis en France en temps de paix. Le soutien venant de la diaspora arménienne, ou plus précisément, de ses éléments nationalistes, est généralement soit nié soit oublié, à l’instar des liens entre ces attentats et les campagnes sur le « génocide arménien ». Le souvenir du terrorisme arménien lui-même est délibérément estompé. Très peu de plaques et de monuments ont été érigés, hors de Turquie ; pour l’attentat d’Orly, rien n’existe, tout simplement.

Le but de cette conférence est d’expliquer comment ce terrorisme a émergé ; comment il a été justifié par des déformations de l’histoire, en particulier l’usage de faux ; et comment cette instrumentalisation tendancieuse du passé continue jusqu’à nos jours.

I) Le terrorisme arménien : l’émergence d’une violence politique

  • A) Les origines

Pourquoi commencer en 1972 ? La première menace d’attentat à la bombe, par des terroristes arméniens, durant la vague d’attentats de la fin du XXe siècle, eut lieu le 29 octobre 1972 à Los Angeles [2]. Gourgen Yanikian assassina le consul général de Turquie à Los Angeles et le vice-consul le 27 janvier 1973, mais il avait pris sa décision en avril 1972 [3]. Plus important, le congrès mondial de la Fédération révolutionnaire arménienne (FRA-Dachnak), qui se tint à Vienne en décembre 1972, décida la création d’une branche terroriste, les Commandos des justiciers du génocide arménien (CJGA, appelés par la suite Armée révolutionnaire arménienne, ARA). Dès 1971, un groupe avait été créé au sein de la FRA libanaise, mais les terroristes palestiniens du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) ont rapidement pris le contrôle de ce groupe, qui est devenu finalement, en 1975, l’Armée secrète arménienne pour la libération de l’Arménie (ASALA) [4]. La nouvelle vague de terrorisme arménien n’est donc pas une « réponse désespérée » au refus de l’ONU d’inclure le cas des Arméniens ottomans dans la liste des génocides, en 1974. Ce n’est pas davantage la réaction de « quelques jeunes arméniens » : c’est, pour une part, la décision du principal parti de la diaspora.

Ce n’est pas une parenthèse ; la véritable parenthèse, c’est la période 1945-1972. En effet, de sa création en 1890 jusqu’à la fin de l’époque ottomane, la FRA pratiqua massivement le terrorisme, aussi bien contre des Turcs que contre des Arméniens loyalistes. Par exemple, le principal fondateur de la FRA, Christapor Mikaelian, fut tué en 1905 par sa propre bombe, destinée à tuer le sultan Abdülhamit II [5]. Une autre tentative, toujours en 1905, échoua, non sans avoir tué une quarantaine de civils, selon l’estimation de la FRA [6]. L’Arménien loyaliste Bedros Kapamaciyan, sympathisant du CUP, fut élu maire de Van en 1909, grâce au soutien massif des électeurs musulmans. Il fut assassiné en décembre 1912 [7]. La FRA organisa un réseau terroriste, en 1919-1920, afin de tuer des dirigeants (ou anciens dirigeants) turcs et azerbaïdjanais, ainsi que des Arméniens qui avaient été loyaux à l’Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale. Pas moins de deux cents personnes se trouvaient sur la liste initiale, mais les ambitions furent finalement réduites [8]. De 1926 à 1937, les tentatives des dachnaks pour imposer de force leur domination sur la diaspora arménienne a conduit à plusieurs assassinats, notamment celui de l’archevêque Léon Tourian à New York, le 24 décembre 1933 ; en représailles, des Arméniens hostiles à la FRA ont tué, ou tenté de tuer, plusieurs dirigeants de ce parti [9]. Ces affrontements sanglants ne furent interrompus que par la Seconde Guerre mondiale. Durant ce conflit, et dans la continuité des positions prises depuis les années 1920, la FRA choisit le camp de l’Axe (Allemagne nazie et Italie fasciste) [10]. Il apparaît ainsi clairement que la décision de 1972 ne fut pas du tout une innovation pour la FRA, mais le retour à une forte tradition.

Toutefois, le retour du terrorisme arménien ne se comprend pas hors du contexte de la guerre froide. Après avoir été pronazie pendant des années, brièvement pro-stalinienne en 1945-1946 (lorsque Staline utilisa l’irrédentisme arménien, afin de reprendre la politique tzariste de poussée vers les mers libres), la FRA devint proaméricaine vers 1948, avant renverser encore sa position après 1965. Le tournant prosoviétique fut officialisé par le congrès de 1972, précisément celui qui décida aussi la création d’une branche terroriste. La Turquie était un membre clé de l’OTAN depuis son adhésion, en 1952. Son importance fut évidente lors de la crise des fusées à Cuba, en 1962, puisque cet épisode de tension extrême prit fin en partie grâce à l’arrangement suivant : les Soviétiques retireraient leurs missiles à têtes nucléaires de Cuba, et en échange, les Américains feraient de même pour leurs missiles à têtes nucléaires en Turquie. Par ailleurs, la Turquie devint candidate à ce qui s’appelait alors la Communauté européenne en 1963. Durant les années 1960, l’Union soviétique développa ses liens avec la diaspora arménienne, et multiplia les tentatives pour déstabiliser la Turquie, dans le but, in fine, de d’empêcher l’unité européenne et occidentale de se faire [11]. L’URSS utilisa les terroristes palestiniens comme intermédiaires pour aider les terroristes arméniens, principalement ceux de l’ASALA. Le FPLP (membre de l’Organisation de libération de la Palestine, dirigée par Yasser Arafat) a beaucoup aidé l’ASALA (après 1982, ce fut le tour du groupe Carlos et du groupe Abou Nidal). En gage de réciprocité, l’ASALA prôna un « antisionisme » enflammé, participa à l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic et plastiqua les bureaux d’El Al (la compagnie d’aviation israélienne) à Rome, en 1980 [12]. Il n’est pas sans intérêt de remarquer que Waddi Haddad, cofondateur du FPLP, devint un agent du KGB en 1971, l’année même où le groupe qui devint finalement l’ASALA fut créé [13].

  • B) L’ampleur

De 1973 à 1987, plus soixante-dix personnes furent tuées, dont une trentaine de diplomates, agents de sécurité et membres de leur famille ; plus de cinq cents furent blessées.

Contrairement à une légende tenace, la majorité de ces diplomates turcs ne furent pas assassinés par l’ASALA, mais par les CJGA/ARA — par les terroristes dachnaks [14]. Contrairement à une autre légende, tout aussi tenace, ce furent les CJGA et non l’ASALA qui commencèrent à poser des bombes dans des lieux publics : le 29 mai 1977, deux bombes posées par des terroristes dachnaks tuèrent six personnes à İstanbul (cinq à l’aéroport de Yeşilköy, l’actuel aéroport Atatürk, et une à la gare Sirkeci) ; soixante-quatre personnes furent blessées [15]. La dimension raciste du terrorisme arménien apparaît de façon particulièrement claire en considérant les plasticages d’activités culturelles turques, par exemple à Bervely Hills, en avril 1976, et à Los Angeles, le 3 juin 1981 [16]. Le terrorisme fut également utilisé afin d’intimider des historiens qui s’acceptaient pas la version nationaliste arménienne de l’histoire. Stanford Jay Shaw, professeur d’histoire à l’université de Californie-Los Angeles, Ezel Kural Shaw, maître de conférences, et leur fille Wendy (alors âgée de quatorze ans) furent victime d’une tentative d’assassinat par enfin explosif en octobre 1977, parce que le couple Shaw avait publié, aux Presses universitaires de Cambridge, une History of the Ottoman Empire and Modern Turkey, où la qualification de « génocide arménien » était critiquée par des arguments scientifiques. En janvier 1982, le bureau de Stanford Jay Shaw à l’UCLA fut saccagé par des étudiants arméniens, et il dut partir quelques jours plus tard pour İstanbul, où il resta six mois, caché par la police turque [17]. Ce n’était pas là un cas isolé : tous les historiens qui ont signé la pétition de 1985, demandant au Congrès américain de ne pas qualifier de « génocide » le sort des Arméniens ottomans pendant la Première Guerre mondiale, reçurent des menaces contre eux-mêmes et contre leurs familles. Justin McCarthy vit sous la protection de la police américaine depuis 1983.

La dimension de guerre froide du terrorisme arménien est, elle, particulièrement illustrée par l’assassinat de l’attaché militaire au Canada par les CJGA, le 27 août 1982 ; et par celui de Galip Balkar, ambassadeur à Belgrade, le 9 mars 1983, car Balkar était l’un des diplomates turcs les plus prometteurs de l’époque. De même, il est frappant que l’attaché pour les affaires administratives de l’ambassade turque à Sofia (Bulgarie) ait été assassiné par les CJGA le 9 septembre 1982, sans que les auteurs de l’attentat ne fussent arrêtés. La Bulgarie communiste était un pays totalitaire, avec une police politique omniprésente.

Néanmoins, le terrorisme arménien, ne fut pas seulement une attaque extrêmement violente contre les Turcs et toute personnes perçue comme se plaçant de leur côté, mais aussi l’expression d’une exécration profonde contre la plupart des non-Arméniens, une sorte de rancœur universelle. Gourgen Yanikian lui-même fut très clair pendant son procès : le double assassinat qu’il avait commis était aussi une protestation contre ce qu’il considérait comme « l’apathie du monde [18] ». Par la suite, les terroristes arméniens se sentirent libres de tuer bon nombre de civils non-turcs et désarmés : deux Italiens, à Rome, en 1980 ; un Suisse (âgé de quinze ans) à Genève, en 1981 ; un Américain et un Allemand (ainsi que sept Turcs) à Ankara, en 1982 ; une secrétaire française, à Paris, en février 1983 ; quatre Français, un Suédois et un Américain, à Orly, le 15 juillet 1983 ; deux autres civils, probablement français, à Berlin, le 25 août 1983 ; et encore un autre, probablement français aussi, à Marseille, le 30 septembre 1983 [19]. Tous ces attentats furent perpétrés par l’ASALA, mais en octobre 1982, le FBI arrêta cinq terroristes des CJGA qui voulaient faire sauter l’immeuble abritant le consulat de Turquie à Philadelphie. Selon l’estimation du FBI, reprise par la cour d’appel, la bombe aurait tué au moins une centaine de personnes, et, si elle avait eu lieu en plein jour, entre deux et trois mille [20]. Le chef de ce groupe de précurseurs d’al-Quaïda, Vicken Hovsepian, est aujourd’hui membre du bureau mondial de la FRA, et dirige ce parti aux États-Unis. Cette tentative d’attentat n’est pas un exemple unique. En novembre 1986, à Melbourne, une autre tentative échoua, suite à une erreur du terroriste. Seul ce dernier fut tué, et une Australienne fut blessée. Selon la police, l’attentat, s’il avait réussi (si la bombe avait explosé de jour et non de nuit) aurait fait beaucoup de victimes, pour la plupart australiennes [21].

  • C) Justification et glorification

D’emblée, les terroristes arméniens reçurent un soutien massif dans la diaspora. Dès mars 1973, un comité de soutien fut créé, collectant cinquante mille dollars de l’époque pour financer la défense de Gourgen Yanikian. L’essentiel de cette somme provenait de petits dons, ce qui signifie qu’il y eut plusieurs milliers de donateurs. Il est remarquable que certains dirigeants du comité de soutien à Yanikian fussent d’ex-dirigeants du groupe responsable pour l’érection du premier monument commémoratif du « génocide arménien », inauguré à Montebello, en Californie [22]. Des bus remplis d’enfants âgés de sept à treize ans furent envoyés par des associations arméniennes de Los Angeles vers Santa Barbara, où se tenait le procès Yanikian [23]. Malgré ce soutien véhément, Yanikian fut condamné à perpétuité en juillet 1973, un verdict confirmé par la cour d’appel en mai 1974 [24]. Le gouverneur de Californie George Deukmedjian lui accorda une grâce médicale, le 21 janvier 1984, et il mourut trois semaines plus tard. Durant la décennie qu’il passa derrière les barreaux, Yanikian reçut régulièrement des cadeaux et des lettres de félicitations [25]. Des centaines d’Arméno-Américains assistèrent à ses funérailles (alors qu’il n’avait aucune famille aux États-Unis), certains baisèrent ses mains [26]. L’Armenian Reporter, un des principaux journaux arméniens d’Amérique du nord, indépendant de tout parti politique, publia une nécrologie apologétique de Yanikian, disant qu’il « ouvrit [une] nouvelle ère du combat politique » et « changea le cours de l’histoire arménienne » (édition du 8 mars 1984, p. 1).

Pour les terroristes dachnaks, les choses étaient encore plus claires. Les branches légales de la FRA soutinrent la branche terroriste de façon inconditionnelle. Des communiqués des CJGA/ARA furent publiés dans les journaux du parti, notamment Haïastan (Paris) et The Armenian Weekly (Boston) [27]. Des éditoriaux et des articles virulents parurent pour soutenir et glorifier le terrorisme arménien [28]. Il est particulièrement significatif qu’un des auteurs de tels articles, contenant des appels au meurtre dépourvus d’ambiguïté [29], soit actuellement coprésident de la FRA pour l’Europe, et coprésident du Conseil de coordination des associations arméniennes de France (CCAF). Lorsqu’un terroriste dachnak était arrêté, il recevait un soutien non seulement verbal, mais aussi financier. Par exemple, 250 000 dollars furent collectés en 1982 pour les premiers frais de justice d’Hampig Sassounian, et encore 70 000 en 2000 [30]. Hampig Sassounian fut condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, en 1984, pour l’assassinat, deux ans plus tôt, du consul général de Turquie à Los Angeles. Il est toujours en prison. Pour marquer physiquement le soutien au terrorisme, des foules de militants dachnaks remplirent les salles d’audience de tribunaux, par exemple lors du procès Kilndjian, à Aix-en-Provence, en 1982. Au-delà des lieux où se tenaient les procès, la FRA organisa des comités de soutien à travers le monde, notamment pour Hampig Sassounian. De tels comités furent créés dans divers pays d’Europe et du Proche-Orient. La FRA de Lyon organisa, en mai 1982, une manifestation devant le consulat des États-Unis, suite à l’arrestation d’Hampig Sassounian [31].

Pour l’ASALA, ce fut l’inverse : l’organisation terroriste créa des branches politiques, principalement en France, en Grande-Bretagne et au Royaume-Uni. La branche politique était dirigée en France par Jean-Marc « Ara » Toranian, qui est aujourd’hui l’autre coprésident du CCAF. En outre, un Comité de soutien aux prisonniers politiques arméniens fut créé en 1980, afin de soutenir tant les terroristes de l’ASALA que des CJGA, arrêtés en France, en Suisse et aux Pays-Bas. Plus de 432 000 F de l’époque furent collectés rien que durant l’exercice 1983-1984, selon les comptes publiés par Hay Baykar, un bihebdomadaire dirigé par M. Toranian de sa création, en 1976, à sa disparition, en 1988. Le soutien au terrorisme arménien atteignit son paroxysme aux États-Unis au début de 1984, lors du procès Sassounian. En France, il eut également lieu au début de 1984, lors du procès, à Paris, de quatre terroristes de l’ASALA qui avaient attaqué le consulat général turc, en septembre 1981. En dépit des affrontements d’alors entre la FRA et l’ASALA, les dachnaks français soutinrent explicitement les terroristes arméniens. Charles Aznavour (Shahnourh Varinag Aznavourian) et le cinéaste Henri Verneuil (Achod Malakian) envoyèrent des dépositions écrites en soutien aux terroristes. La salle d’audience était remplie de partisans inconditionnels de l’ASALA [32].

(...) A SUIVRE dans la deuxième partie, "La propagande et le terrorisme s’alimentèrent mutuellement"

- Lire la suite : Propagande et terrorisme arméniens, depuis 1972 - partie 2/3


[2Bilâl N. Şimşir, Şehit Diplomatlarımız (1973-1994), Ankara, Bilgi yayınevi, 2000, tome I, p. 84.

[3Michael Bobelian, Children of Armenia, New York, Simon & Schuster, 2009, p. 141.

[4Gaïdz Minassian, Guerre et terrorisme arméniens, Paris, Presses universitaires de France, 2002, pp. 22-23, 28 and 32-34.

[5Houshamatyan of the Armenian Revolutionary Federation. Album-Atlas, tome I, Epic Battles, Los Angeles-Glendale, The Next Day Color Printing, 2006, pp. 7 et 150.

[6Houshamatyan of the…, pp. 150-151 ; Mikael Varandian, Rapport présenté au congrès socialiste international de Copenhague par le parti arménien « Dachnaktzoutioun ». Turquie — Caucase — Perse, Genève, 1910, pp. 16-17.

[7Dépêche du capitaine J. Molyneux-Seel, vice-consul britannique à Van, 9 janvier 1913, reproduite dans Muhammer Demirel (éd.), British Documents on Armenians (1896-1918), İstanbul, Yeni Türkiye yayınları, 2002, pp. 559-560 ; Hasan Oktay, “On the Assassination of Van Mayor Bedros Kamapacıyan by the Tashnak Committee,” Review of Armenian Studies, I-1, 2002, pp. 79-89, http://www.eraren.org/index.php?Lisan=en&Page=DergiIcerik&IcerikNo=94 ; Kapriel Serope Papazian, Patriotism Perverted, Boston, Baikar Press, 1934, p. 69.

[8Jacques Derogy, Opération Némésis, Paris, Fayard, 1986 ; Michael M. Gunter, “Pursuing the Just Cause of their People”. A Study of Contemporary Armenian Terrorism, Westport-New York-Londres, Greenwood Press, 1986, pp. 29-30 ; Hikmet Özdemir, Üç Jöntürk’ün Ölümü, İstanbul, Remzi Kitabevi, 2007 ; Archavir Chiragian, : La Dette de sang. Un Arménien traque les responsables du génocide, Bruxelles, Complexe, 2006 (1re édition française, 1982) ; http://www.snff.org/about/shahan-natalie/

[9Benjamin Alexander, “Contested Memories, Divided Diaspora : Armenian Americans, Thousand-Day Republic, & Polarized Response To Archbishop’s Murder”, Journal of American Ethnic History, XXVII-1, automne 2007, http://armenians-1915.blogspot.com/2009/03/2767-contested-memories-divided.html ; Sarkis Atamian, The Armenian Community, New York, Philosophical Library, 1955, pp. 367-368 ; Michael M. Gunter, “Pursuing the Just…”, p. 55 ; Kapriel Serope Papazian, Patriotism Perverted…, pp. 57-67 and 70 ; http://www.snff.org/about/shahan-natalie/

[10John Roy Carslon (Arthur Derounian), “The Armenian Displaced Persons”, Armenian Affairs Magazine, I-1, winter 1949-1950, http://www.tallarmeniantale.com/der... ; ; Jordi Tejel Gorgas, Le Mouvement kurde de Turquie en exil, Berne : Peter Lang, 2007, pp. 152-154 et 227-228 ; Ayhan Ozer, “The Armenian-Nazi Collaboration in WWII”, The Turkish Times, 15 July 1996, http://www.ataa.org/reference/nazi-... ; ; Arnold Reisman, Confronting the Armenian Conundrum, Amazon, 2012, pp. 143-208 ; Christopher Walker, Armenia. The Survival of a Nation, London-New York, Routledge, 1990, p. 357.

[11Russel Waren Howe, “Unraveling the Motivations for Armenian Terror”, The Washington Times, 3 August 1983, p. A7 ; Bernard Lewis, Notes on a Century, London : Weidenfeld & Nicolson, 2012, p. 286 ; Gaïdz Minassian, Guerre et terrorisme…, pp. 17-28 ; Gaïdz Minassian, Géopolitique de l’Arménie, Ellipses, 2005, pp. 22-26 ; Claire Sterling, The Terror Network, New York, Holt, Rinehalt & Winston, 1981, pp. 228 and sqq. (traduction française : Le Réseau de la terreur, Paris, Jean-Claude Lattès, 1981) ; Nasu Uslu, The Turkish-American Relationship between 1947 and 2003, New York, Nova Science Publishers, 2003, pp. 138-160.

[12Nathalie Cettina, Terrorisme : l’histoire de sa mondialisation, Paris, L’Harmattan, 2001, pp. 45-46 et 190-191 ; Michael M. Gunter, “Pursuing the Just…”, pp. 92-93 ; Gaïdz Minassian, Guerre et terrorisme…, pp. 28-29, 78-79, 88-89 and 96 ; Stephen Segaller, Invisible Armies. Terrorism into the 1990s, Londres, Penguin Books, 1987, pp. 69-70 ; Z. Michael Szaz, “Armenian Terrorists Overplay their Hand”, The Washington Times, 3 August 1983.

[13Christopher Andrew et Vasili Mitrokhin, The World Was Going Our Way : The KGB Battle for the Third World, New York : Basic Books, 2005, pp. 246-253 (traduction française : Le KGB à l’assaut du Tiers Monde, Paris, Fayard, 2008).

[14Michael M. Gunter, “Pursuing the Just…”, pp. 68-69.

[15Heath Lowry, “Chronological Breakdown of Armenian Terrorist Incidents, 1973-1987”, dans ATAA, Armenian Allegations : Myths and Reality. A Handbook of Facts and Documents, Washington, 1987, p. 68, http://ebooks.preslib.az/pdfbooks/e... ; ; Yves Ternon, La Cause arménienne, Paris, Le Seuil, 1983, p. 221.

[17“Crude Bomb Explodes at UCLA Professor’s Home”, The Los Angeles Times, 4 octobre 1977, p. D1 ; “Armenian Terrorism : Near East Feud Rages in America”, The Washington Post, 17 mai 1982, p. A1 ; “Press Clanger”, Times Higher Education, April 1st, 1996, http://www.timeshighereducation.co.... ; ; Michael M. Gunter, “Pursuing the…”, p. 3 ; Bernard Lewis, From Babel to Dragomans. Interpreting the Middle East, Londres, Phoenix Paperbacks, 2005, p. 483.

[18Tigran Kaligian, Sentinel of Truth. Gourgen Yanikian and the Struggle Against the Denial of the Armenian Genocide, Houston, Strategic Books Publishing and Rights C°, 2012.

[19Heath Lowry, “Chronological Breakdown of…”, pp. 71, 78 and 80-81 ; Jean-Pierre Richardot, Arméniens, quoi qu’il en coûte, Paris : Fayard, 1982 ; Hay Baykar, 29 September 1982, 10 February and 17 March 1983 ; http://www.start.umd.edu/gtd/search... http://www.start.umd.edu/gtd/search...

[22Michael Bobelian, Children of Armenia…, pp. 149-150.

[25ATAA, Armenian Atrocities and Terrorism, Washington, 1997, http://www.ataa.org/reference/Armen...

[26http://www.turkishnews.com/en/conte... ; ; Stephen Segaller, Invisible Armies…, pp. 66-67.

[27Notamment : « À tous les gouvernements, l’opinion publique mondiale et la presse », Haïastan, février 1983, pp. 14-15 ; « Appel aux autorités et à la Nation yougoslaves », Haïastan, avril-mai 1983.

[28Parmi bien d’autres : « Rien d’étonnant… », Haïastan, March 1982, p. 4 ; « Pour un combat de tous les jours », Haïastan, April 1982, p. 4 ; « C.J.G.A. : Belgrade », Haïastan, March 1983, p. 4 ; « Soutenons Haroutioun Levonian et Raffi Elbekian emprisonnés à Belgrade », Haïastan, June 1983, p. 4 ; « Mourir pour la liberté », Haïastan, September 1983, p. 4 ; et tous les articles de l’Armenian Weekly, 14 janvier 1984.

[29Mourad Papazian, « L’affaire Kilndjian ou la justice mise en cause », Haïastan, September-October 1980, pp. 7-8 ; « Coupable ou non, nous soutenons H. Sassounian », Haïastan, May 1982, pp. 7-9.

[30Michael M. Gunter, “Pursuing the Just…”, pp. 70 and 74 ; http://asbarez.com/46446/more-than-...

[31« Soutien à Sassounian », Haïastan, juin 1982, p. 6.

[32Voir le compte-rendu du procès dans Hay Baykar, 23 février 1984, pp. 3-14. Voir aussi, p. 20, le compte-rendu du gala du CSPPA. Pour la situation américaine, l’Armenian Weekly, du 14 janvier 1984 est particulièrement éclairant.

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