De plus en plus d’internautes turcs inquiétés pour leurs écrits sur les réseaux sociaux

Ecrit par Hakan Akgün, 2018-07-10 13:16:34


En Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan entame ce lundi 9 juillet un second mandat doté de pouvoirs renforcés. Les réseaux sociaux sont de plus en plus surveillés, et les opposants qui s’y expriment sont de plus en plus menacés.

Dans un pays où un simple tweet peut mener en prison, de plus en plus d’internautes sont inquiétés à cause de leurs écrits en ligne. Et tout cela est très bien documenté par le ministère turc de l’Intérieur, qui publie chaque mois le nombre d’enquêtes ouvertes contre des utilisateurs de réseaux sociaux. Plus qu’un souci de transparence, c’est une façon d’intimider ceux qui seraient tentés de s’exprimer un peu trop librement sur Facebook, Twitter et ailleurs.

Le mois dernier, pas loin de 1 500 internautes ont été inquiétés à cause de leurs partages en ligne. C’est un peu moins qu’en mai, où ils étaient plus de 1600, mais la tendance sur les derniers mois – voire les dernières années, puisque cette surveillance n’est pas nouvelle – va dans le sens d’un contrôle et d’une répression accrus des réseaux sociaux.

Des dénonciations qui mènent bien souvent en prison

C’est souvent à la suite d’une dénonciation qu’une procédure est lancée. La plupart du temps, les personnes inquiétées risquent la prison, car les charges portées contre elles sont très lourdes : cela va de « propagande pour une organisation illégale », un grand classique, à « insulte au président », en passant par « incitation à la haine » ou même « atteinte à l’intégrité de l’Etat ».

Source : avec RFI

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