LA SERIE A PASSE LE BONJOUR A LA SUPER LIG.

Ecrit par Engin, 2018-05-16 08:01:17


LA SERIE A PASSE LE BONJOUR A LA SUPER LIG.

Galatasaray n’en finit pas de s’accrocher à sa chère première place au classement de la première division turque. Une victoire supplémentaire pour l’équipe installée à Istanbul, suivie de très près par ses concitadines Istanbul BB, Besiktas et Fenerbahçe. Le Trabzonspor se tenant sur ses gardes, prêt à bondir. Mais le football turc peut s’illustrer aussi par certains de ses représentants à l’étranger...

En dehors de la prise en compte stricte des résultats et du classement (le haut est similaire à un monobloc, le bas du classement est quasiment immuable), c’est aussi l’ambiance qui a su retenir l’attention de ceux qui suivent la Ligue Turque. Des éléments parallèles à savoir gérer et pourquoi pas anticiper à l’avenir. Le passage de la passion aux débordements a été fréquent ces derniers temps. Pas seulement sur les banderoles ou dans les chants parcourant les gradins. Violence, insultes, intimidations semblent s’enraciner dangereusement. Un conditionnement irresponsable de la part des supporters. des scènes intolérables au cours desquelles un entraineur ayant tant donné au sport national turc se retrouve contraint de subir une opération d’urgence après des actes odieux de hooliganisme primaire. Un épisode malheureux qui hélas aurait pu se produire n’importe ou’ ailleurs autour d’un terrain de Super Lig. Ce qui pourrait excessivement déplaire à l’UEFA et à la FIFA.

QUAND CHAMPIONNAT ET COUPE SE PARTAGENT LA VEDETTE.

Galatasaray a ouvert le bal du haut du classement en s’imposant - trop ? -logiquement devant Yeni Malatyaspor. La première équipe nommée a scellé le score final (2-0) dès la première mi-temps. La deuxième nommée, elle, a cherché à se montrer attentive mais a tardé à s’appliquer lorsqu’elle disposait de la balle. Son maintien est néanmmoins assuré parmi l’élite. Comme souvent le français B.Gomis a marqué son but. Mais c’est le marocain Y. Belhanda qui avait planté sa fléchette le premier, dès la toute première minute de jeu ; ce qui ppourrait rendre service à son équipe nationale des Lions de l’Atlas lors de la campagne mondialiste de juin prochain en terre russe.

Istanbul BB s’en est allé gagner chez l’Antalyaspor. Sans faire de bruit et avec un but inscrit par mi-temps s’il-vous-plait. Du travail très sérieux.
Mais là ou’ tous les regards convergent depuis deux semaines, c’est vers le chassé-croisé entre Besiktas et le Fenerbahçe. Les noirs et blancs s’en sont allés gagner 3-2 sur le terrain de Osmanlispor. Remontant moralement la pente. Avec, soulignons-le, le brésilien Vagner Love décisif et décisionnaire en fin de match. Vagner Love serait-il à Besiktas ce que Mitroglou serait à l’Olympique de Marseille ?

Ceci après l’épisode douloureux survenu à l’entraineur Senol Gunes dans l’antre de Fenerbahçe. Justement,les jaunes et bleus nous y venons. Une victoire 7-0 à l’extérieur chez la lanterne rouge, nette et sans bavure. Avec des buteurs différents (Valbuena entre autres) et des passeurs inspirés (Soldado et Kaldirim) coté Karabuk, seul Celik aura un peu surnagé.. Ceci pour rassurer les supporters après la finale de coupe perdue dans la semaine. Akhisar ayant vengé le Besiktas éliminé dans des circonstances marquées par une très vive polémique.

BIEN LE BONJOUR D’ITALIE " ALLA TURCA ".

L’Italie n’a que son championnat pour se consoler et les coupes européennes depuis l’officialisation de la non-participation de son équipe nationale à la Coupe du Monde. Comme la Turquie. Justement,les deux nations du football auraient fort à échanger. Deux satisfactions sont à retirer coté turc concernant la prestigieuse Serie A. Il s’agit de Hakan Calhanoglu (Milan A.C) et de Cengiz Under (A.S Roma). Tous deux représentent de manière différente dynamisme et créativité footballistique "alla turca". Que ce soit lors des victoires ou des défaites, le milieu offensif l’attaquant se sont illustrés en bien. Marquant,faisant marquer. Participant à l’organisation en tant que créateur et dépositaire du jeu pour le plus âgé (qui ne l’est pas tant que ça...). Faisant office d’animateur hors pair pour le deuxième. Calhanoglu a trouvé ses marques et quelques titularisations en territoire milanais. Under, lui, alterne apprentissage et confirmation, progressant même dans le domaine du repli défensif comme ça a été le cas dimanche soir contre la terrifiante Juventus de Turin.

L’AVENIR ET ARDA TURAN.

Arda Turan était en train de devenir une référence du football international. Par la même occasion le porte-étendard d’un football national renaissant après un Euro 2016 en demi-teinte ainsi et surtout après la non qualification à Russia 2018. Dommage que sa suspension ait compromis ses chances de remettre en selle à la fois lui-même et l’équipe nationale. La Milli Takim n’avait vraiment pas besoin de ce scandale. Attention, les échéances internationales qualificatives se rapprochent à grands pas. Juste après le Mondial russe. Une compétition pour laquelle étaient faits Hakan Calhanoglu et l’ex barcelonais Arda Turan. Ce dernier devant trouver l’équilibre entre imprévisible et fantasque. Au risque de passer au travers d’une carrière ou d’une quelconque récolte de trophées nécessaires au curriculum vitae d’un grand champion.

Peu de temps nous sépare des échéances mondialistes. La Turquie ne doit pas pour autant se montrer tentée par l’autarcie. Il existe de très intéressants duels alliés à un très bon niveau technique dans le championnat turc. Exercice dans lequel le spectacle est toujours au rendez-vous. Les instances turques du football devront garder un œil à la fois sur le football international lors de la Coupe du Monde,
et sur ses jeunes pépites comme Cengiz Under et Emre Mor (actuellement au Celta Vigo). Tout un travail de sensibilisation demeure à accomplir. La ligue 1 turque nous le prouve déjà.

Gianguglielmo /Jean-Guillaume LOZATO, professeur d’italien à L’ENSG et à International Paris School of Business,chargé de cours à l’Université Paris-Est. Auteur de recherches universitaires sur le football italien en tant que phénomène de société. 

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