L’économie turque face au risque de surchauffe

Ecrit par Hakan Akgün, 2018-04-01 22:01:39


La croissance turque a atteint 7,3 % l’an dernier. Mais le déficit du compte courant et le niveau élevé de l’inflation inquiètent.

C’est un résultat que le président Recep Tayyip Erdogan ne manquera pas de brandir comme un trophée. La Turquie a enregistré l’an dernier un taux de croissance de 7,4 %, selon les statistiques officielles publiées jeudi.

Une performance nettement supérieure à celle de 2016 (3,2 %), marquée par le coup d’Etat manqué contre le chef de l’Etat , des purges massives et une série d’attentats, qui avaient notamment provoqué une chute des revenus du tourisme (-30 %).

Lors du dernier trimestre, le PIB de la Turquie a crû de 7,3 % - le taux de croissance le plus élevé parmi les pays du G20. Entre juillet et septembre, la croissance avait même bondi de 11,3 % sur un an grâce à un effet de rattrapage, selon des chiffres révisés à la hausse.

Comparable à la Chine et à l’Inde

« La croissance à 7,4 % place la Turquie bien au-dessus des croissances européennes, et, je suppose, dans la même stratosphère que la Chine et l’Inde », analyse l’économiste Timothy Ash, cité par l’AFP. A titre de comparaison, la Chine et l’Inde ont enregistré des taux de croissance de 6,9 % et 7,1 % l’an dernier, selon les données officielles.

La longévité politique de Recep Tayyip Erdogan, qui a fêté ses quinze ans au pouvoir en mars, a longtemps reposé sur ses succès économiques. Sa dérive autoritaire lui a cependant aliéné une partie de la population, a ralenti les réformes structurelles et a refroidi les ardeurs des investisseurs étrangers ces dernières années.

Pour soutenir la croissance après le référendum constitutionnel d’avril 2016 , Recep Tayyip Erdogan a mis en place, ces derniers mois, une politique de relance budgétaire en étendant substantiellement son fonds de garantie du crédit bancaire et en augmentant les salaires. Il a également poursuivi la politique de grands travaux.

Résultat : la consommation intérieure (+7,4 %) a tiré la croissance. Le secteur des services (+10,7 %), l’industrie manufacturière (+9,2 %) et le BTP (+8,9 %) ont été les autres moteurs de l’activité.

Ralentissement en vue

Mais le tableau général n’est pas rose pour autant. L’inflation est deux fois plus élevée que l’objectif cible de la banque centrale (10,26 % en février).

La monnaie turque s’est par ailleurs nettement dépréciée par rapport au dollar en 2017. « La combinaison d’une croissance forte et déséquilibrée et d’une inflation élevée [...] alimentera les craintes d’une surchauffe de l’économie turque », avertit le cabinet Capital Economics.

Le FMI s’est également (5,5 % à ce jour), qui pourrait continuer à se creuser en raison de la forte demande intérieure et de la hausse des prix du pétrole.

Face à ces risques, un ralentissement de l’économie turque est à prévoir. La banque américaine Goldman Sachs table ainsi sur un taux de croissance de 4 % en 2018 .

Adrien Lelièvre
Source : Les Echos

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/monde/europe/0301500350043-leconomie-turque-face-au-risque-de-surchauffe-2165738.php#uUFAQYMPPS07okL7.99

croissance economie Import - Export industrie infrastructure Investissement Livre turque Petrole statistiques
Collaboration entre la banque européenne et le fonds turc pour la création d’entreprise fondé par des femmes
LC Waikiki met le turbo au Maroc
Erdogan appelle les Turcs à échanger leurs devises
Poutine rencontrera Erdogan en Turquie la semaine prochaine
[S-400] - La Turquie promet de répondre aux sanctions américaines
Les marchés actions finissent en hausse ; l’indice BIST 100 gagne 1,49%
La livre turque atteint un nouveau record à la baisse
Un rendement annuel de 12% en livre turque
Le président turc Erdogan promet taux et inflation en baisse après les élections
La livre turque remonte après une simplification des taux
Après la menace de Moody’s, la Turquie se veut rassurante
« Projet de jeune agriculteur » ouvre des nouvelles portes aux jeunes de Turquie
La Banque centrale tente de rassurer après une chute de la livre
L’économie turque face au risque de surchauffe
Standard & Poor’s abaisse la note de la Turquie
Turquie : Les marchés actions finissent en baisse ; l’indice BIST 100 recule de 0,43%
DFDS en passe de racheter l’armement turc U.N. Ro-Ro
Hyundai Rotem remporte un contrat pour des rames de métro en Turquie
La Turquie débute l’assemblage de son bâtiment de projection
Une activité de Rosières pourrait être transférée en Turquie
La Turquie se lance dans le nucléaire grâce à la Russie
La Turquie ouvre des bureaux de poste en Syrie dans le nord d’Alep
Airbus Defence and Space va construire à Toulouse des satellites électriques pour la Turquie
Le Premier ministre irakien reçu par Erdogan en Turquie
Le nouvel aéroport d’Istanbul, prend forme
Turquie : Les taux de la livre turque chute
Turquie : Les marchés actions finissent en baisse ; l’indice BIST 100 recule de 0,19%
La Turquie reprend tout son or des USA. Pourquoi ?
Plus bas historique pour la livre turque sur fonds de tension avec les États-Unis
La livre turque repart vers les sommets après un solide chiffre de la croissance
Turquie et pétrole Irakien
Le navire de forage ENI a quitté Chypre
La Turquie et l’UE sur la même longueur d’onde face au projet de nouveaux tarifs douaniers américains
Le président turc inquiète les investisseurs
Le ministre de la Défense nationale reçoit l’ambassadeur de Turquie à Tunis
Le marché Turc s’ouvre aux producteurs sénégalais
La Turquie rouvre ses frontières aux bovins français
La Turquie maintient son rythme de croisière
Emirates NBD rachète à Sberbank, DenizBank
Erdogan à Londres pour renforcer les relations économiques
La Turquie étend sa griffe : La marque de prêt-à-porter Sarar en Tunisie
Turquie : Les marchés actions finissent en hausse ; l’indice BIST 100 gagne 2,01%
Plan du site | RSS 2.0 | Copyright Turquie News 2006-2017 | Mentions l�gales |

Visiteurs connectés : 42