Cruauté animale : une nouvelle police en Turquie pour traquer les criminels sur les réseaux sociaux

Ecrit par Hakan, 2018-01-01 17:37:30


C’est une première en Turquie. Début décembre, onze nouvelles divisions ont été créées dans le département dédié à la cybercriminalité de la police turque. Parmi elle, une nouvelle brigade dédiée aux actes de maltraitance envers les animaux.

Actifs sur les réseaux sociaux, les membres de cette division seront chargés de suivre les utilisateurs qui diffusent des contenus promouvant la violence envers les animaux. Ces policiers spécialisés devront ensuite identifier et poursuivre les auteurs de ces actes dès lors qu’ils peuvent être sanctionnés par la loi.

Plusieurs affaires ont suscité de vives réactions en Turquie ces dernières années. Le 3 décembre dernier, les images d’un soldat ivre s’affichant en train de torturer un chat ont ainsi choqué l’opinion et poussé de nombreux défenseurs des animaux à prendre la parole. En 2015, un étudiant avait été condamné à 3 ans de prison ferme par une cour criminelle d’Eskisehir (dans le centre du pays) pour avoir lui aussi torturé à mort son chat et partagé la vidéo sur les réseaux sociaux.

Des affaires amplifiées par les réseaux sociaux qui ne touchent bien évidemment pas seulement la Turquie. Récemment, au Royaume-Uni par exemple, la RSPCA, l’équivalent de la SPA en France, a alerté sur la hausse des cas de maltraitance animale diffusés sur les plateformes et notamment sur l’application Snapchat.

Le Code pénal ne protège pas les animaux errants en Turquie

Si le Code pénal turque prévoit entre quatre mois et trois ans de prison pour les actes de torture, cette sanction ne peut s’appliquer que si l’animal pris pour cible a un propriétaire. Les autorités turques, qui accordent de plus en plus d’importance à ce type d’affaires, prévoient une modification de ce texte afin que tous les animaux puissent être protégés, y compris les animaux errants.

Les métropoles turques, comme Istanbul ou Ankara, sont en effet peuplées de nombreux animaux errants, des chiens notamment, et la cohabitation avec la population n’est pas toujours aisée. Régulièrement, des campagnes d’abattage brutales, qui ont lieu le plus souvent dans des villes de taille moyenne avec l’aval des autorités locales, divisent la population et suscitent l’indignation hors des frontières.

En France, l’article 512-1 du Code pénal prévoit une peine maximale de deux ans de prison accompagnés de 30 000 euros d’amende pour les tortionnaires d’animaux. Une peine insuffisante au regard des sanctions réservées à d’autres délits.

La Fondation 30 Millions d’Amis a lancé une pétition pour demander que l’article 512-1 du Code pénal soit révisé et que les sanctions soient aggravées. Pour la signer.

Image de couverture (à gauche : la brigade spécialisée dans la maltraitance animale du FBI aux États-Unis ; à droite : le chien Caitlyn, symbôle la cruauté envers les animaux) : FBI / Charleston Animal Society

Source : holidogtimes.com

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