La France s’accroche au Groupe de Minsk et au Haut Karabagh

mercredi 8 février 2012, par Turquie News

Les quotidiens arméniens Hayots Achkhar, Azg et Hayastani Hanrapetoutioun rendent compte de la rencontre du Président Sarkissian avec le Représentant Spécial de l’UE au Sud Caucase, Philippe Lefort, avec lequel il a discuté des relations Arménie-UE et du règlement du conflit du HK. Présentant la position de l’UE, M. Lefort a insisté qu’il n’y avait pas d’alternative au règlement du conflit dans le cadre du Groupe de Minsk et que tout changement du format des négociations ne saurait être efficace.

Dans une actualité où la France a perdu toute crédibilité aux yeux du monde sur les sujets touchant à l’Arménie, notamment du fait qu’elle affiche clairement son parti pris pour les organisations de lobbying arméniennes, les déclarations de M. Lefort semblent être un ultime effort pour maintenir une position dominante dans la résolution du "conflit" du Haut-Karabagh.

Etrangement, les politiques français qui se disent pourfendeurs de droits de l’homme aux côtés des nationalistes arméniens observent un silence assourdissant sur le sort du million de civils azerbaïdjannais forcés de fuir leurs terres à l’arrivée des troupes d’invasion arméniennes au Haut-Karabagh.

Le Groupe de Minsk a été créé en 1992 par la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE, à présent l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE)) afin d’encourager la recherche d’une résolution pacifique et négociée entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan du conflit les opposant sur le Haut-Karabagh.

Le Groupe est coprésidé par les États-Unis, la France et la Russie. Trois Etats en proie au lobbying arménien.

Par ailleurs, la France, qui devrait normalement tenir une position neutre dans l’invasion du Karabagh par l’Arménie cède aux chantages des groupes de pression arméniens actifs sur son sol. Ainsi se trouve en France un bureau de la "Représentation du Haut-Karabagh", une officine arménienne se voulant la représentation "diplomatique" de l’Etat du Karabagh auto-proclamé par les forces d’occupation arméniennes.

De même, une virulente campagne négationniste suit son cours en France sur les victimes azéries de la purification ethnique entreprise par l’Etat arménien au Haut-Karabagh. Des officines de propagande telles que les "Collectif VAN" ou les "Nouvelles d’Arménie Magazine" déversent sur internet et lors de manifestations de plus grande envergure les mensonges de l’Etat arménien.

Haut-Karabagh

Le Haut-Karabagh est une région d’Azerbaïdjan occupée par l’armée arménienne depuis le début des années 1990. L’invasion arménienne s’est soldée par de violents massacres de civils azéris. Par la suite, l’Arménie a appliqué une politique de purification ethnique en déportant la totalité des survivants azéris de leurs terres.

Aujourd’hui, plus d’un million de réfugiés azerbaïdjanais vivent dans des conditions précaires en attendant de pouvoir éventuellement récupérer leur biens spoliés par l’Etat arménien.

Les terres et maison laissées à l’abandon ont été "offertes" par l’Etat arménien aux colons installés pour peupler les territoires occupés par l’Arménie.

A plusieurs reprise, les instances internationales ont condamné ce "génocide" et enjoint l’Arménie de libérer les territoires qu’elle occupe illégalement.

Les organisations nationalistes arméniennes nient les massacres et la déportation d’environ un million d’Azéris et profitent de leurs nombreuses officines implantées dans les pays d’Europe ou d’Amérique pour faire pression sur les instances nationales et internationales afin de bloquer la résolution du conflit.

A l’origine peuplé de 150 000 habitants entre Arménie et Azerbaïdjan, le Haut Karabakh ne comprend aujourd’hui plus que des colons arméniens. 30.000 d’Azerbaïdjanais ont été massacrés, deux millions d’entre eux ont été déportés du HK et des sept régions d’Azerbaïdjan attenantes, prises par les nationalistes arméniens.


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