France : Le suspect de l’attentat contre des membres du PKK "meurt présumé innocent"

lundi 19 décembre 2016

Omer Guney, le suspect de l’attentat commis contre trois membres du PKK à Paris en 2013, qui a succombé à une tumeur cérébrale, le weekend dernier, "meurt présumé innocent", ont annoncé ses avocats Anne-Sophie Laguens et Xavier Nogueras.

Renvoyé devant la justice française pour sa possible implication dans l’assassinat de membres du PKK, Guney "était très désireux de comparaître devant la Cour d’Assises au mois de janvier 2017", ont déclaré ses avocats dans un communiqué, brisant ainsi le silence de leur côté, depuis l’annonce de sa mort par des sources judiciaires.

Les avocats ont exprimé à cet égard le "regret" qu’ils partagent avec les avocats des membres du PKK que l’audience "n’ait pu se tenir" début 2017.

Ils ont, par ailleurs, rappelé que l’état de santé de Guney s’était "considérablement" dégradé ces derniers mois, souffrant d’abord d’une tumeur cérébrale et contractant par la suite une infection pulmonaire.

Guney était pourtant "parfaitement suivi" par une équipe médicale et a passé ses derniers jours entouré de sa famille, ont tenu à préciser Laguens et Nogueras, fustigeant la "consternation" des avocats de la partie civile que "la France n’est toujours pas capable de juger un crime politique commis sur le territoire français par des services secrets étrangers".

Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez avaient été tuées d’une balle dans un attentat perpétré le 9 janvier 2013 au "Centre d’information du Kurdistan" à Paris.

Omer Guney, 30 ans, avait été traduit devant la justice pour "participation à une association de malfaiteurs", comme le seul suspect de l’attentat.

Dans son réquisitoire achevé après deux ans d’investigations, le Parquet de Paris a demandé au juge d’instruction que l’affaire de Guney soit portée devant la Cour d’assises.

Le Parquet de Paris qui menait les investigations sur le triple assassinat des membres du PKK avait déclaré avoir trouvé des "éléments" mais pas de "preuves concrètes" d’une possible implication des services de renseignement turc (MIT).

Le Parquet évoquait à cet égard l’hypothèse de l’implication des agents du MIT, affiliés à l’organisation terroriste du FETO, ou encore aux fractions ultranationalistes, qui auraient "saboté" le processus de résolution de la question kurde en Turquie.

Source : AA


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