AK Parti : "Ils marchandent pour accueillir 20 000 réfugiés et demandent à la Turquie d’ouvrir ses portes"

vendredi 12 février 2016

Le vice-président et porte-parole du Parti pour la Justice et le développement (AK Parti), Omer Celik, a critiqué les appels de la communauté internationale et des Nations Unies (ONU) demandant à la Turquie d’ouvrir ses frontières aux Syriens.

Celik a tenu, jeudi, une conférence de presse pendant laquelle il a traité de plusieurs sujets allant de la crise en Syrie à la lutte contre le PKK en Turquie.

« Nous sommes extrêmement étonnés de ces appels, a-t-il dit. S’il faut dire la vérité, la communauté internationale affiche un double-face historique. La frontière turque est déjà ouverte. Ceux qui ont marchandé pendant des mois pour l’accueil de 20 ou 30 mille réfugiés, demandent à la Turquie d’ouvrir ses portes. Ils ne font rien d’autre que de fuir leurs responsabilités. »

Celik a également dénoncé les positions de certains pays qui envisagent désormais une transition politique en Syrie avec un gouvernement mixte qui serait toujours dirigé par Bachar al-Assad.

« Comment peuvent-ils penser qu’une solution intégrant cet homme responsable de la mort de tant de civils peut être salutaire pour la Syrie ou pour la région », a-t-il lancé.

Par ailleurs, concernant le PYD, la branche syrienne du PKK, le porte-parole de l’AK Parti a estimé que les Etats-Unis notamment, doivent sérieusement prendre en considération les inquiétudes suscitées par cette organisation terroriste.

« Être alliés implique que vous agissiez de manière solidaire contre ceux qui veulent du mal à votre allié », a-t-il dit.

Il s’est ensuite exprimé sur la question des opérations sécuritaires contre l’organisation terroriste PKK dans le sud-est de la Turquie.

« Les membres du Parti Démocratique des Peuples (HDP) poursuivent une politique basée sur les morts et les blessés, en affirmant de manière erronée que l’Etat n’intervient pas pour sauver les blessés, a-t-il dit. Nous voyons très clairement qu’il s’agit d’une stratégie pour donner du répit aux terroristes. Nous le condamnons clairement. »

Pour finir, Omer Celik est revenu sur la question de la rédaction d’une nouvelle constitution pour la Turquie.

« J’ai été nommé par mon parti pour diriger notre délégation qui va mener les travaux de concertations au sein de l’AK Parti pour étudier les idées et les propositions sur le sujet », a-t-il annoncé.

« La question de la nouvelle constitution est le sujet primordial de la Turquie, c’est pourquoi nous allons y apporter tout notre soutien », a-t-il affirmé.

Source : AA


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