VANDALISME ANTI-TURC AU SALON DU LIVRE

Le Bureau Français de la Cause Arménienne ment au Ministre de la Culture

mardi 29 mars 2011, par TN-pige

Au lendemain de l’affaire du Salon du livre de Paris qui vient de s’achever et au cours duquel, des militants arméniens ont vandalisé un stand turc, une "nouvelle" organisation arménienne publie un communiqué.

Un arrière goût d’autodafé


Dans son communiqué, le Bureau Français de la Cause Arménienne (BFCA [1], affiliée à la FRA Dashnaktsoutioun [2]) prétend que « grâce à la réactivité des militants de la FRA Nor Seround [3] qui sont intervenus auprès du commissaire général du salon et ont protesté contre la distribution de l’ouvrage litigieux, celui-ci avait été retiré du stand du Ministère de la culture et du tourisme turc. »

Le BFCA "oublie" de dire que les militants nationalistes de la Nor Seround ne se sont pas contentés d’ "intervenir" auprès du commissaire, ils ont également eu la possibilité de protester devant le stand du Ministère de la culture et du tourisme turc. Autorisés par les organisateurs du salon à manifester pendant 5 minutes maximum, les militants se sont accaparés les lieux bien plus longtemps. Ne se contentant pas de si peu, ils ont poussé l’impunité jusqu’à vandaliser le stand et coller des étiquettes révisionnistes et anti-turcs sur les livres exposés.

Une vidéo fièrement diffusée par la FRA Nor Seround sur internet montre le début des actes de vandalisme. Habilement coupée à 2 minutes et 55 secondes, elle montre cependant les militants quittant les lieux en scandant des slogans anti-turcs dans les allées du salon.

Interrogés par la presse, les responsables du stand turc, présents au moment des faits ont déclaré : "Lorsque ce groupe s’est précipité sur le stand, nous n’avons pas pu protéger les livres. Nous avions peur."

Premier communiqué, premier mensonge

Le BFCA continue en affirmant que « le Lundi 21 mars, une délégation du BFCA s’est rendue sur place afin de s’assurer du retrait définitif de cet ouvrage et a rencontré à son tour la direction du Salon du livre ». Ainsi, malgré leur dérapage, la branche de lobbying de la FRA Dashnaktsoutioun est allée sur les lieux pour faire pression sur la direction du salon. Par ommission, le communiqué pourrait laisser croire que le livre qui dérangeait tant les nationalistes arméniens a été interdit à la distribution, insinuant ainsi que la censure serait tout à fait normale au sein du salon du livre, or il n’en est rien. Le livre a pu être distribué jusqu’à la fin du salon sans incident et au grand dam des censeurs arméniens qui n’ont eu cesse de harceler les organisateurs pour obtenir son interdiction.

Le salon du livre de Paris étant placé sous l’égide du Ministère de la culture et de la communication, le BFCA continue sa propagande auprès de celui-ci. Ecrivant à Monsieur Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture, elle entend ainsi forcer les instances officielles à « envisager les dispositions qui s’imposent pour qu’à l’avenir de tels faits ne se reproduisent plus ». Le lecteur averti comprendra bien qu’il ne s’agit pas là de mettre fin aux agressions anti-turques des activistes arméniens mais de censurer tout travail scientifique s’opposant à la version officielle de l’histoire défendue par les propagandistes arméniens.

Cette affaire constitue un exemple de plus démontrant que les activités de lobbying anti-turques d’un parti politique étranger sont inacceptables au sein de la République française. Fidèle au cynisme qui la caractérise, la FRA Dashnaktsoutioun prétend représenter la communauté arménienne de France. Dans son entreprise anti-turque, elle use de tous les subterfuges possibles et met à profit ses organisations satellites. Dans l’affaire du salon du livre, sa branche jeunesse la FRA Nor Seround est son bras armé et sa façade "associative", le Bureau Français de la Cause Arménienne. Alors de véritables démocrates arméniens osent enfin lever la voix pour s’opposer à la FRA Dashnaktsoutioun qui fut alliée des Nazis (Voir également l’étude d’Ayhan Ozer), celle-ci s’auto-proclame porte-parole de la communauté arménienne dont les démocrates étaient jusqu’alors menacés et réduits au silence. Telle une Marine Le Pen dont le Front National prétendrait représenter les Français, la FRA Dashnaktsoutioun, tente, par le biais de ses officines, un ultime soubresaut pour revenir sur le devant de la scène qu’elle occupait aux heures sombres du terrorisme arménien.

Seule une prise de position franche et claire de la part des élus peut mettre un terme à ce fléau qu’est la turcophobie. Une turcophobie que les organisations de lobbying arméniennes actives en France distillent sournoisement auprès de l’opinion publique et des élus sur lesquels elles maintiennent des menaces électorales et une pression constante.

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- Des nationalistes arméniens vandalisent le stand de la Turquie au Salon du livre de Paris


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