Le Turc pourrait bientôt figurer parmi les langues officielles de l’UE

lundi 25 avril 2016, par Hakan

Le 14 avril dernier, le Parlement européen approuvait au vote un rapport sur la Turquie proposant l’entrée officielle de la langue Turque au sein de l’UE. Cette proposition demeure en attente de l’aval du Conseil européen.

Le Parlement européen a souhaité publier et soumettre au vote un rapport sur la Turquie. Parmi les propositions, faire du turc l’une des 24 langues officielles de l’Union.

Ce projet a reçu le soutien du président chypriote Nicos Anastasiades, qui souhaite arriver à un accord de réunification de l’île.

Avec 375 voix pour, 133 contre et 87 abstentions, les eurodéputés ont adopté ce texte en résolution le 14 avril dernier.

La question d’intégrer la langue turque aux langues officielles européennes porte sur la cinquième et dernière partie du rapport sur la Turquie, et son adoption définitive est soumise à l’approbation du Conseil européen :

"Le Conseil de l’UE, au sein duquel tous les États membres de l’Union sont représentés, prend des décisions à l’unanimité à ce sujet. (…) Tout changement (…) que ce soit l’ajout ou la suppression d’une langue officielle, doit être approuvé à l’unanimité par tous les États membres au sein du Conseil", peut-on lire sur le site Internet de la Commission européenne.

Si ce rapport porte sur la collaboration entre l’UE et la Turquie pour apporter une solution à la crise des migrants, certaines parties demeurent controversées. Côté turc d’une part, le régime d’Erdogan n’apprécie pas la partie du texte portant sur le rôle de la Turquie sur les événements de 1915.

Le président turc aurait qualifié le texte de "provocateur" le 19 avril dernier.

Au sein des eurodéputés d’autre part, parmi les 133 voix contre, on trouve une opposition sensible du côté de la Bulgarie, qui pourrait apposer un véto au moment de passer devant le Conseil européen. Si un seul eurodéputé bulgare s’est porté contre le texte, seuls 3 l’ont approuvé. Les 13 députés bulgares restants se sont abstenus. Au-delà de la question de la langue turque, c’est bien envers le rapport européen tout entier sur la Turquie que la Bulgarie voit une menace potentielle pour la sécurité de son pays.

Le pays dispose en effet d’une minorité turque, et a vu récemment l’émergence d’un nouveau parti bulgare de soutien à la Turquie, nommé DOST (ami en turc).

Source : avec Atlantico


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