VOICI LES OFFICIERS PATRIOTES DE L’ARMEE TURQUE

vendredi 29 juillet 2016, par Pakize Temel

- Le Vice-amiral Kadir Sağdıç
- L’Amiral Semih Çetin
- Le Colonel Ali Türkşen.
- Le Colonel Eray Güçlüer
- Le Colonel Supérieur Prof. Tayfun Uzbay
- Le Major Levent Bektaş

Victimes des complots de l’organisation terroriste de Fetullah Gullen, ces 6 commandants qui ont été emprisonnés et limogés de l’armée après avoir été calomniés [1], ont créé un moment épique lors de l’émission « Tarafsız Bölge » (Zone neutre) diffusée dernièrement sur la chaine CNN Türk.

- Tous les six… ont rendu les honneurs à notre peuple qui a opposé une glorieuse résistance à la tentative de coup d’état ;
- Tous les six… ont affirmé avoir eu connaissance de ce que des Gülenistes infiltrés dans le chef d’état-major préparaient un coup d’état et qu’ils n’ont pas été surpris du tout
- Tous les six… ont souligné l’importance et le sens de l’atmosphère d’une naissante réconciliation politique ;
- Tous les six… ont attiré l’attention sur la nécessité de revenir désormais aux valeurs fondamentales de la République et d’en comprendre la signification ;
- Tous les six… ont souligné avec virulence l’importance du rôle qu’a tenu le Président de la République le soir du coup d’Etat ;
- Tous les six… ont évoqué que les USA étaient derrière ce coup d’état ;
- Tous les six… ont affirmé que la nuit du coup d’état conservait toujours une part de mystère sur ce qui s’est produit et que beaucoup de points d’interrogations demeuraient en suspens ;
- Tous les six… ont précisé la nécessité d’identifier précisément les membres qui composent le « Yurtta Sulh Komitesi” (Comité pour la paix dans le pays) [2] ;
- Tous les six… ont reconnu la défaillance évidente de l’actuel commandement ;
- Tous les six… ont déclaré, au sujet de FETÖ (Organisation terroriste de Fetullah Gülen) « nous savions qu’ils étaient mauvais mais nous ignorions qu’ils pouvaient l’être à ce point » ;
- Tous les six… ont déploré que leurs avertissements n’aient pas été pris en compte en temps utile ;
- Tous les six… ont expliqué à quel point l’organisation terroriste de Fetullah Gülen était dangereuse ;
- Tous les six… ont déclaré « nos droits ont été bafoués mais qu’il ne soit pas fait d’injustice à ceux qui sont actuellement arrêtés,qu’ils soient jugés de manière équitable ».

Avec tout ce qu’ils ont accumulé, de par leur dignité, leur façon de s’exprimer, avec leur sincérité, avec leurs propos dénué de peur, avec leur assurance, avec leur bravoure, avec leur courage, avec leur maturité, ils étaient très, mais alors très impressionnants.

D’ici, je m’adresse à eux :

Ô mes commandants, pardonnez-nous ! Nous aurions pu vous soutenir davantage !

Nous aurions pu fournir plus d’efforts afin d’éviter les malheurs qui vous ont accablés.
Nous aurions pu descendre dans les rues pour vous.
Nous aurions pu nous tenir à vos côtés. Nous ne l’avons pas fait. Nous n’avons pas pu le faire. Pour ces raisons, nous gardons profil bas face à vous.

Pardonnez-nous.

La photo qui offense une armée déjà meurtrie

Depuis la tentative de coup d’état, le même paysage se dresse devant toutes les troupes militaires : des camions municipaux aux portes de guérite.

Nos soldats qui n’ont pas pris part au coup d’état, qui ont résisté tels des lions face au coup d’état, qui ont pulvérisé le coup d’état, se plaignent beaucoup de cette vision.

« Nous avons honte lorsque nous retournons à nos unités » disent-ils.

Qui plus est… Barrer la route des tanks avec de telles mesures est techniquement impossible

Je m’adresse aux autorités : qu’il soit mis un terme au plus vite à ce type de dispositions qui infligent davantage de dommages à notre armée Turque déjà meurtrie.

Nous devons entamer un processus d’oubli positif

L’opposition, chaque fois qu’elle doit prendre la parole martèle :

- N’était-ce pas vous qui avez ouvert les bras à Fetullah ?
- N’était-ce pas vous qui disiez « qu’ont-ils demandé que nous ne leur avons pas donné » ?
- N’était-ce pas vous qui leur avez livré la justice et la police ?

Tout cela est vrai. Mais après le grand désastre que nous venons de vivre, quel pourrait être l’intérêt de le rappeler chaque jour, chaque heure, chaque minute ?

Bien sûr que l’histoire doit être remise en question, que l’on doit se demander quelles ont été les erreurs commises par le passé qui ont causé cette catastrophe. Toutefois, dans un environnement où des opportunités de paix sociale se présentent, le besoin d’oublier le passé, serait-ce temporairement, apparaît tout autant nécessaire que de remettre en question le passé. Parfois au nom de la paix sociale et de la démocratisation, même si cela est temporaire, il peut s’avérer nécessaire de mettre en action un processus d’oubli positif.

En effet, on peut procéder ainsi :

- le premier parti d’opposition, le CHP, ne s’entête pas à répéter «  tout est de votre faute, c’est vous qui les avez élevés, nous vous l’avions bien dit… »
- les partisans de l’AKP, dans l’autocritique, ne manquent pas l’occasion de dire « nous n’avons pas pris en considération les avertissements de l’opposition jusqu’au 17-25 décembre, mais eux n’ont pas tenu compte de nos avertissements après le 17-25 décembre ».

C’est bon signe ! Et on doit poursuivre courageusement sur cette lancée !

Désormais, notre seule préoccupation doit être ce point : le consensus qui s’est formé contre le coup d’état avance-t-il dans le sens de la démocratisation ou vers la direction opposée ?

Cela devrait être le seul point sur lequel nous devons être pointilleux.

Quatre principes clés concernant nos journalistes

Que les journalistes fassent également leur déposition, qu’ils soient interrogés.
A la condition de respecter ces quatre principes :

1 - Ceux qui ne fuient pas et font leur déposition ne doivent pas être sanctionnés par une mise en garde à vue ;
2 - Que les injustices faites par le passé ne soient pas réitérées avec des arrestations punitives ;
3 - Les comportements nécessitant une enquête de moralité doivent être différenciés des crimes
4 - Que ceux qui ne sont pas membres de l’organisation responsable de la tentative de coup d’état ne soient pas accusés juste pour leurs écrits.

Ahmet Hakan - Hürriyet (traduit du Turc par Pakize Temel)


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