Milli takım,tout n’est pas perdu.

mercredi 31 août 2016, par Engin

Milli takım,tout n’est pas perdu.

Par Jean Guillaume Lozato

L’équipe nationale turque a participé à l’Euro 2016. Sans briller. Avec un goût d’inachevé renforçant l’amertume des supporters.

L’équipe nationale turque n’a ni sombré ni marqué les mémoires par son élimination dès le premier tour de l’Euro 2016. Courte défaite face à la Croatie(0-1),naufrage face à l’Espagne(3-0),reprise en mains positive mais tardive face à la République Tchèque(2-0).

Un rééquilibrage de dernière minute présentant d’évidentes similitudes avec le parcours miraculeux des hommes de Fetih Terim pendant les deux années de phase éliminatoire.

Réalité du terrain et encadrement restent à coordonner.

RETRAVAILLER LA RÉGULARITÉ.

La prestation turque,au ralenti en début de compétition officielle,pour finalement frôler l’admission en huitième de finale malgré un dernier match ponctué par une victoire nette et sans bavure (un concours de circonstances pendant Italie-Irlande mettant fin aux rêves) a laissé sur leur faim les supporters.

Il semblerait que la bande à Arda Turan ait décompressé après une campagne qualificative usante.

Excès de confiance ?

Pas tout à fait puisque les matches de préparation avaient laissé entrevoir de belles choses.

Essoufflement ?

Certainement. Fatigue avant tout morale engendrée par le côté sportif (matches héroïques dignes d’une coupe du monde,quelques blessures) et environnemental (pressions des sponsors,attentes du peuple avide de se consoler des tracasseries politiques et géopolitiques quotidiennes).

La Turquie détient un groupe de joueurs plus que compétents,et un espoir : Emre Mor.
À elle de le gérer correctement en veillant à un encadrement stable. Retravailler cette régularité représente un moyen d’utiliser à bon escient un effectif pas si âgé. Donc de préparer activement les prochaines échéances continentales et internationales,à l’image d’un Arda Turan retrouvé par son subtil extérieur droit face au Betis Seville il y a quelques jours.

APRÈS LA RÉALITÉ DU TERRAIN, LE CORPS INSTITUTIONNEL.

Parallèlement au travail de mise en forme,il y a un travail de fond à ne pas négliger.
Évidemment,on tire des leçons des victoires comme des défaites.
La Turquie du Football se doit de rester en prise avec la réalité. Malgré le contexte pesant et spécifique de l’après tentative de coup d’état. L’union nationale devra être prônée au sein de la Milli takım. Que ses joueurs soient nés ou non en Turquie. Qu’ils exercent ou non en Super Lig. Encadrement administratif et entraîneurs de tous niveaux doivent travailler main dans la main en faisant jouer le principe de vases communicants. Le tout pour gérer les émotions ou dommages collatéraux. Par exemple le coup d’envoi du match Genclerbirligi Ankara-Gaziantep a montré la voie de la cohésion nationale sur fond de dignité. L’actuel président Recep Tayyip Erdogan est à même de savoir apprécier cet aspect eu égard à son passé de jeune footballeur.

Enfin,un élément pourrait se révéler déclencheur pour la Fédération Turque et son équipe nationale.

Il s’agit de la reconnaissance du talent de l’arbitre Çakir. Lequel a dirigé de bien importantes joutes au cours du dernier Euro. La France avait rebâti ainsi,en passant par le corps arbitral puis l’organisation de compétition. Avec des gens comme les arbitres Michel Vautrot, Joël Quiniou ou des dirigeants comme Fernand Sastre et Michel Platini pour France 98.

L’homme en noir n’est pas forcément un oiseau de mauvais augure.


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