Etats-Unis : Hamid Ulukaya, ou la prodigieuse réussite d’un immigré turc qui fait le bonheur de ses 2 000 salariés

vendredi 29 avril 2016, par Hakan

Un Big Boss, philanthrope dans l’âme, qui n’est pas adepte des parachutes dorés et, au lieu de se prélasser sur son matelas cousu d’or, préfère faire profiter ses employés de sa bonne fortune, est une espèce rare, pour ne pas dire rarissime, à l’heure d’un capitalisme sans foi ni loi qui dégraisse plus qu’il n’engraisse la main d’œuvre…

Mais où se trouve donc ce patron en or qui, estimant que la vie lui a suffisamment souri, a décidé de faire rejaillir, comme jamais, sa réussite sur son personnel ?

C’est de l’autre côté de l’Atlantique qu’il faut se transporter pour saluer le formidable geste du roi du yaourt « Chobani », en la personne de Hamdi Ulukaya, un immigré turc originaire de la ville Iliç, à Erzincan, qui a bâti un véritable empire en l’espace de dix ans, en partant de rien et à la force du poignet.

Ce capitaine d’industrie au grand coeur, à qui le succès n’a pas tourné la tête, se réjouit de faire mentir tous les prophètes de malheur, les islamophobes de tous poils et autres vils démagogues de la trempe de Donald Trump, en démontrant qu’un immigré musulman comme lui peut apporter sa pierre à l’édifice de la plus belle et noble manière qui soit.

Ses employés n’en ont pas cru leurs oreilles, quand il leur a annoncé la grande nouvelle qui allait améliorer nettement leur quotidien : une participation de 10% dans la société dont la valeur est évaluée entre 3 et 5 milliards de dollars, ce qui signifie que la somme moyenne revenant à chaque salarié sera de l’ordre de 150 000 dollars, certains d’entre eux recevant potentiellement des actions d’un montant de plus de 1 million de dollars. De quoi voir la vie en rose !

Ce patron d’exception qui, pour être tout en haut de la pyramide sociale, n’en a pas pour autant perdu son âme, se fait aussi un devoir d’embaucher des réfugiés irakiens et syriens ayant fui les horreurs de la guerre, et a fait un don substantiel de 2 millions de dollars en 2014 pour contribuer à secourir ces nouveaux damnés de la terre.

Considérant son entreprise comme une grande famille, Hamdi Ulukaya, comblé par sa prodigieuse ascension, éprouve toutefois une plus grande satisfaction à donner qu’à recevoir, comme sa lettre adressée à ses employés l’a mis en exergue : "Mon rêve, dès le premier jour, était de partager ce succès avec vous tous, avec la famille que nous formons tous ensemble. Vous, cette communauté et ce pays avez été bon envers nous. Je veux vous retourner cette faveur".

Après avoir réalisé son rêve américain au-delà de ses plus folles espérances, le souhait le plus cher de Hamid Ulukaya est désormais exaucé, et ce, en faisant le bonheur de ses 2 000 salariés à temps plein.

Source : Oumma


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