Erdogan : "Ceux qui veulent diviser la Turquie n’y ont pas de place"

mardi 8 mars 2016

Le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré que ceux qui veulent diviser la Turquie et lui imposer un autre drapeau n’ont pas de place dans le pays.

Le Président Erdogan s’est exprimé, mardi, lors du « 21ème Congrès pour les Femmes employées » du syndicat « Turk Metal Sendikasi ».

"Nous oeuvrons pour quatre choses : Un peuple, un drapeau, une nation et un Etat. Ceux qui veulent lever un autre drapeau dans notre pays n’y ont pas de place. Ceux qui veulent diviser ce pays n’y ont pas de place. Nous ne tolérerons jamais un Etat dans l’Etat", a-t-il dit.

Erdogan a rappelé toute la détermination de l’Etat et du gouvernement turcs pour construire une « nouvelle Turquie, qui aura une nouvelle constitution, et où les terroristes et les organisations parallèles n’auront plus leurs places. »

Le Chef de l’Etat s’est ensuite exprimé sur le rôle et le statut de la femme dans la société turque, en ce 8 mars, journée Internationale de la Femme.

« Les femmes n’attendent pas notre grâce, elles veulent la justice. Elles ne veulent pas des quotas, elles veulent une concurrence équitable. Elles ne veulent pas être exploitées, elles veulent du respect. Personne ne peut tourner le dos à ces demandes légitimes », a-t-il dit.

Erdogan a sévèrement dénoncé l’approche excluant les femmes de la vie sociale et économique d’un pays, condamnant ceux « où les femmes sont enfermées » à la maison.

« Les femmes doivent pouvoir occuper toutes les places qu’elles méritent dans le monde du travail. En même temps, elles doivent pouvoir demeurer le pilier de la famille. C’est un rôle que les hommes doivent évidemment partager avec les femmes » a-t-il ajouté.

« Vous ne pouvez pas rendre les femmes plus libres en démolissant la notion de famille et en détruisant les valeurs, a-t-il encore dit. Au contraire, vous ouvrirez toutes les portes de l’exploitation contre elles. »

Erdogan a également rejeté toute accusation considérant que la religion est à l’origine des inégalités dont les femmes sont victimes.

« Personne ne peut imputer à la religion [Islam] la responsabilité des mauvaises applications et interprétations du texte sacré. Ce serait une approche insidieuse », a-t-il estimé.

« Nous, nous ne faisons aucune distinction entre une femme qui porte le voile et une autre qui ne le porte pas », a-t-il expliqué.

« Nous étions blessé par ces discriminations, mais aujourd’hui, grâce à Dieu, nous avons changé tout cela », a-t-il encore dit.

Source : avec AA


Plan du site | RSS 2.0 | Copyright Turquie News 2007-2013 | Mentions légales |