Dans l’article intitulé " World’s worst economies" paru le 5 juillet dans la magazine Forbes, l’Arménie est classée parmi les dix économies les plus corrompues et les moins satisfaisantes du monde. Elle cède la première place à Madagascar.
Le plus petit pays de l’Espace post-soviétique- Arménie- souffre beaucoup de clientélisme, de corruption et de phénomène de clanisme qui affecte énormément son économie. La magazine définit son top 10-les pires économies du monde sur les critères qu’il décrit ainsi :
"To construct our list, we ranked 177 countries according to three-year average statistics for gross domestic product growth and inflation (including the IMF’s 2012 estimates), plus GDP per capita and the current account balance, a measure of whether the country is importing more than it exports".
Le taux de croissance en Arménie était de moins de 15 % pour l’an 2009. Le pays est fortement touché par la crise économique mondiale. La principale raison est qu’elle dépend fortement de l’exportation des matières premières, telles que les minéraux ferreux, les pierres précieuses etc. qui constituent environ 80% des exportations du pays. Le PIB par habitant du pays est de 3000 de dollars, ce qui ne fait même pas 1/3 de son voisin ouest- la Turquie.
La magazine justifie la place de l’Arménie dans cette liste de la manière suivante :
"At No. 2 is Armenia, whose economy shrank by 15% in 2009 as an expatriate-financed construction boom fizzled along with the world economy. With a mediocre growth forecast for the next few years, this landlocked former Soviet republic, dependent upon Russia and Iran for virtually all of its energy supplies, is struggling to keep up with the rest of the world. Per-capita GDP of $3,000 is less than a third of neighboring Turkey, and inflation is running at 7%. On top of that, Russia cut back on supplies of diamonds, hurting Armenia’s once-thriving diamond-processing industry".
Est-ce que la situation économique continuera avec ce rythme en Arménie ? Les frontières du pays avec de deux de ses quatre voisins sont fermées. Le troisième voisin, l’Iran qui est d’ailleurs dans la dixième place dans la liste en question de Forbes n’attire guère les investisseurs étrangers en raison des sanctions économiques de l’ONU. Enfin, son voisin nord-la Géorgie souffre lui-même de ses mauvaises relations avec la Russie et possède un faible niveau de taux de croissance. Un seul exemple suffit comme argument : Tbilissi n’est que 6-ème partenaire économique d’Erevan. l’Arménie a aussi le pouvoir d’achat le plus bas de l’Europe. L’infrastructure n’est pas à la hauteur pour un pays montagneux qu’elle l’est l’Arménie. Tout cela défavorise les investissements étrangers.
